HISTOIRE DE PRIMELLES, Village du Berry
Merci à René Johannot pour son article ainsi que les illustration s'y rapportant.
Les terres de Primelles durant la préhistoire
Sans doute, les terres qui seront plus tard attachées à la paroisse de Primelles, ont vu s’installer, sur les lieux qu’elles recouvraient, le chasseur du néolithique dont les origines étaient métissées par des ancêtres étant venus d’Europe centrale et d’Europe du Nord, des Balkans et de la vallée du Danube.
Sa civilisation incluait la culture lithique de l’industrie Tardenoisienne, et la culture céramique de l’industrie de Cerny.
Cette présence néolithique est attestée par les ruines d’un menhir, qui se trouvaient dans la forêt de « Belais », dans une coupe appelée « le bois de la pierre qui danse » (1).
Les terres de Primelles pendant l’antiquité
Puis arrivèrent des hommes de race Indo-européenne d’ethnie celtique qui venaient d’Asie occidentale, qui se nommaient les « Galls ».
On trouve le témoignage de leur présence sur la rive gauche de l’Arnon, entre Saint Ambroix et Saugy (Saugy s’appelait avant 1885, « Dames Saintes »), sur « les terres d’Arneuse », devenues aujourd’hui « les terres de Renaize » (2)
Vers la première moitié du 7 e siècle av J.C., ces terres ont vu arriver une autre migration des Celtes, celle du peuple des « Kimris ».
Les terres de Primelles pendant la période gauloise
Les « Gallo Kimris » (3) vont êtres nommés « Gaulois » et le territoire que forme la « Galatie », va peu à peu changer d’appellation pour devenir la « Gaule ». Les terres de Pimelles accueillirent les Gaulois « Bituriges Cubi.
Plusieurs sites environnants ces terres de Primelles, attestent que cette présence gauloise. A « Civray » d’abord où a été trouvé sous la voie romaine (chaussée de César) un bracelet en fils de bronze plein de forme ovale, orné de stries transversales et obliques. Ce bracelet était passé dans un tibia. A « Saint Ambroix », ensuite, près de « Peluées » où une habitation souterraine gauloise fut découverte en 1882 par le docteur Pineau et où furent recueillis des fragments de poterie.
Les terres de Primelles pendant les périodes romaine et gallo romaine
La présence romaine, puis gallo romaine sur le territoire que forment ces terres est attestée par de nombreux vestiges dont la plus important et le plus riche, se situe au lieu appelé aujourd’hui « La Coudray ».
En 1866, le 17 avril, deux ouvriers de Primelles, Monsieur Chéverin et Monsieur Déchiron, qui travaillaient à extraire des pierres à la carrière de ce lieu, ont découvert, après un léger éboulement 2 jarres à anses ou amphores de 2,90 mètres de long, enterrées à une profondeur de 3 mètres. Puis huit jours plus tard ces deux mêmes ouvriers découvrirent encore 2 autres amphores du même type que les premières. Sur ce lieu, d’autres découvertes furent faites notamment divers vases, gobelets, plateaux et poteries auxquels faut ajouter 2 agrafes de bronze finement travaillées. Tous ces objets ont été datés de la période romaine et gallo romaine.
Naissance de la paroisse de Primelles
Il nous faut rechercher les origines de la paroisse de Primelles à l’époque gallo-romaine où, sur ce lieu aujourd’hui appelé Primelles, était implantée une « Villa romaine » puis sans doute gallo romaine nommée : « Villa de Primellis » (4).
La légende de Saint Firmin qui eut cours en ce lieu pendant très longtemps, semble nous indiquer que la christianisation de la « Villa de Primellis » par ce Saint, pourrait remonter vers 287 après J.C.
Saint Firmin, de son vrai nom Firmin, naquit à Pampelune en Navarre vers 256.
Fils du sénateur romain « Firmus » et de son épouse « Eugénie », il fut l’aîné d’une fratrie de trois enfants : Il y eut lui-même, son frère Fauste et sa sœur Eusébie.,
Encore enfant, Firmin rencontra Honeste (futur saint Honeste) qui venait de Toulouse envoyé à Pampelune par Saturnin de Toulouse (futur saint Saturnin) pour prêcher l’Evangile.
Honeste sut convaincre les membres de la famille du sénateur Firmus de devenir chrétiens. Peu de temps après, Firmin fut baptisé et dès lors, il suivit assidûment les enseignements d’Honeste.
Firmin fut ordonné prête à 24 ans à Toulouse, par Honorat (futur saint Honorat) successeur de Saturnin.
Honorat le chargea alors d’aller prêcher en Gaule romaine la parole chrétienne.
Il partit donc de Toulouse vers le nord en direction du Beauvaisis en passant par l’Auvergne et le Berry.
Après avoir été martyrisé à Beauvais pour avoir converti bon nombre de païens, il s’en vint à Amiens dont il fut le premier évêque.
C’est en cette cité, et à cause des multiples conversions qu’il générera, qu’il fut de nouveau martyrisé puis décapité le 25 septembre 287.
Il avait alors au alentour de 31 ans (5).
La légende
La légende nous dit que Saint Firmin serait venu en Biturienci (Berry) vers 287.
L’histoire relève des traces de sa présence à Avaricum (Bourges) où il aurait fait apparaître une source dont l’eau qui y jaillissait avait de grandes vertus de guérison (6). Cette fontaine fut longtemps appelée « la fontaine saint Firmin » en souvenir de celui qui avait accompli ce miracle (7).
Suite à cet événement, Saint Firmin aurait converti tant de gens qu’il aurait provoqué le courroux des autorités romaines de la ville qui s’apprêtaient à le faire arrêter puis martyriser. Pour échapper à cette première persécution, il aurait dû s’enfuir d’Avaricum pour se cacher dans les campagnes
Ce fut dans sa fuite, qu’il aurait rencontré près de la Villa Primellis, le maître seigneur de Thou qui l’aurait accueilli, hébergé et protégé.
A sa demande, il se serait retiré dans la forêt de Primellis où il aurait créé un ermitage à l’endroit où s’élevait encore en 1879 et toujours de nos jours, « la croix dite de Saint Firmin ».
Le danger passé, Saint Firmin serait parti vers le Beauvaisis. Mais il avait fait tant de bien durant son séjour en cette partie du Biturienci, que les habitants de Primellis pour en garder le souvenir aurait mis une statut représentant le Saint dans la petite chapelle de son ermitage et y seraient venus en pèlerinage.
Le temps passa ruinant cette chapelle au milieu des bois et la statue qu’elle abritait.
Mais il y a trois siècles et demi de cela (vers 1650), un bœuf perdu dans le bois où s’était ruinée la chapelle, se serait mis à mugir et à gratter du sabot la terre d’où serait peu à peu sorti la statue que l’on croyait détruite par l’usure du temps.
On aurait donc installé alors cette statue dans l’église de Primelles, puis on aurait refermé le trou creusé par le bœuf.
Le lendemain, le trou se serait ré ouvert de lui-même sans que nul vivant n’intervienne et il en aurait été ainsi à chaque tentative de comblement de l’excavation.
Cette nouvelle extraordinaire aurait attiré à Primelles bon nombre de pèlerins qui venaient d’au moins 25 km à la ronde pour guérir de leurs douleurs et emporter dans leur foyer un peu de cette terre miraculeuse.
Depuis ce temps, le 25 septembre chaque année se serait tenue une assemblée au lieu dit « la Chaume ».
Plus tard, un crime ayant été commis en ce lieu, l’assemblée des pèlerins se transporta à Primelles.
En 1793, la statue de saint Firmin fut dérobée dans l’église, mais quelques années plus tard elle réapparut ornée de rubans, dans la forêt au pied de la croix de Saint Firmin.
Pourtant, Saint Firmin qui avait dû marquer profondément le lieu, comme nous venons de le voir, ne fut pas le patron de la paroisse de Primelles.
Saint Laurent, dont le martyre eut lieu en août 258 donc avant celui de Saint Firmin, lui fut préféré.
Mais ce choix n’est pas sans raison. Car, à Pampelune, c’est l’église Saint Laurent qui abrite l’endroit exacte où serait né Saint Firmin (8) ; tout comme à Primelles, c’est aussi dans l’église Saint Laurent qu’est abritée la statue du Saint.
Pour désigner la paroisse, le nom de « Primelles » apparaît également en 1212 puis plus régulièrement en 1230. Cette paroisse, nous le savons, avait pour patron Saint Laurent et elle possédait en plus de son église un prieuré dépendant de Notre Dame de Sales.
La paroisse de Primelles (De Primellis) faisait partie de l’archiprêtré de Châteauneuf sur Cher.
Elle était aussi étroitement liée à Notre Dames de Salles de Bourges.
Les abbayes de La Prée et de Saint Sulpice de Bourges y avaient aussi des biens
Le territoire de la paroisse de Primelles comprenait :
o Bois-Jaffier ;
o les terres du Grand-Proux ;
o les près et les tailles des Tires ; de la Luquette et de Champroy ;
o la métairie du Crézay le tout atteignait une superficie de 800 hectares ;
o Thou ;
o les bois et la métairie du vieux château de Thou ;
o les métairies de Chaumeret ;
o le village de Gouez aujourd’hui disparus.
o le fief du le Grand Malleray ;
o La Coudraie ;
o et une partie de la seigneurie de L’Echalusse.
La seigneurie de Primelles
Primelles seigneurie indépendante vassale de la principauté d’Issoudun
de 950 à 1018.
Avant 1320, Primelles était une seigneurie indépendante relevant directement de la suzeraineté des princes et seigneurs d’Issoudun. Ce qui situe sa création vers 950 avec le gouvernement conjoint de Emenon et son fils Foulques, princes d’Issoudun. (9).
Nous trouvons ensuite comme suzerains directs de cette seigneurie de Primelles, Ebrard du Four, fils de Foulques précité (1000 à 1012). Il fut suivi par son fils Eudes (10012 à 1018).
Primelles seigneurie indépendante vassale de la principauté de Déols
de 1018 à 1037
A partir de cette époque, la seigneurie de Primelles suivit celle d’Issoudun et passa à la maison de Déols sous la gouvernance d’Eudes l’Ancien (1018 à 1037).
Lorsque Eudes l’Ancien partagea la seigneurie de Déols entre ces deux fils, Raoul III le prudent eut Déols ; et Eudes le puîné eut Issoudun.
Primelles seigneurie indépendante, redevient vassale de la principauté d’Issoudun de 1037 à 1220.
Ainsi, en devenant seigneur d’Issoudun, Eudes devint naturellement seigneur de Primelles (1037 à 1085).
Puis suvirent :
- Raoul I, fils d’Eudes précité (1085 à 1092) ;
- Godefroy, frère de Raoul I précité (1092 à 1127) ;
- Raoul II, fils de Godefroy précité (1127 à 1164) ;
- Eudes II, fils de Raoul II précité (1164 à 1167) ;
- Eudes III, fils de Eudes II précité (1167 à 1199) ;
- Raoul III, fils de Eudes III précité (1199 à 1212) ;
- Mahaud, sœur de Raoul III précité, épouse de Guillaume de Chauvigny, seigneur de Déols (1212 à 1220) (10).
-
Mahaud d’Issoudun étant décédée sans enfants, sa succession issoldunoise passa à Etienne de Saint Palais et aux enfants du sir Renoul de Culan.
Primelles seigneurie indépendante vassale directe du roi de France de 1220 à 1320.
En 1220, le roi de France Philippe Auguste, acheta à Paris, les droits issoldunois des héritiers de Saint Palais. Puis l’année suivante, en 1221 à Saint Germain en Laye, ce même roi en fit de même avec les droits issoldunois des héritiers de Culan.
En échange de ce rachat, le roi Philippe donna aux familles de Culan et de Saint Palais : la seigneurie de Châteauneuf sur Cher ; celle de Mareuil sur Arnon ; celle de Vatan et le château de Buxiel auquel fut ajouté 1000 livres parisis (environ 38 580 € de 2006).
Ces biens compensatoires des possessions issoldunoises de ces deux familles, resteront dans l’indivisibilité jusqu’en 1270. Cette indivisibilité s’établissait dans les proportions suivantes : deus tiers pour la maison de Culan ; un tiers pour la maison de Saint Palais.
La seigneurie de Primelles, de par sa vassalité à Issoudun, entra donc aussi dans le domaine royal et eut comme suzerain direct, la reine « Blanche de Castille » puis en 1240, son fils « Louis IX » (Saint Louis).
Le premier seigneur de Primelles connu est Girard de Prumellis, damoiseau (11). Il apparaît dans les actes de l’église de Notre Dame de Sales de Bourges en 1247 puis en 1266.
Il fut probablement investi dans sa fonction de seigneur de Primelles par le roi Louis IX, qui devint son suzerain
Malgré son annexion à la seigneurie de Mareuil en 1320, cette maison seigneuriale des Prumillis, se maintiendra en possession de la seigneurie de Primelles jusqu’en 1347, où les actes de l’abbaye de La Prée atteste la présence d’un Perrin ou Pierre de Prumillis (12). (lat. Perrinus de Prumellis) (Perrin ou Pierre de Primelles).
C’est en date du mercredi 30 avril 1270 que se fit le partage de l’indivisibilité des biens entre la famille de Culan et celle de Saint Palais. Cette indivisibilité comprenait alors les seigneuries de Mareuil, de Châteauneuf, de Vatan, Buxeil, de Beauvoir, Ineuil, Ceossey (13).
Pierre de Saint Palais reçut :
o la seigneurie de Mareuil ;
o la seigneurie le château et la tour de Vatan.
Renoul de Culan reçut :
o la seigneurie de Châteauneuf ;
o la seigneurie de Buxeil
o la seigneurie d’Ineuil
o le manoir de Beauvoir
En 1395, dans un acte des cures et fabriques, concernant la cure de Condé, il est attribué le titre de seigneur de la Motte Primelles à Guillaume Merlin qui porte son hommage à Lignières (14).
Pourquoi l’hommage lige du fief de Primelles, fut-il rendu à Lignières?
A cette date, la seigneurie de Lignières appartenait à Philippe de Lignières dont l’épouse était Margueritte de Chauvigny
Ce nom de « La Motte Primelles » ne pouvait à cette époque que correspondre à l’endroit ou avait été élevé sur « motte » le premier château féodal.
Localiser ce lieu c’est donc aussi établir le siège d’origine de la seigneurie de Primelles.
D’après Buhot de Kersers, il y a de fortes probabilités pour de que la Motte-Turlin soit la Motte- Primelles et donc le lieu de genèse de la seigneurie de Primelles (15).
Car l’usage moyenâgeux voulait qu’il ne fût pas rare à cette époque, qu’un nom de lieu fût changé lors de la prise de pouvoir par une autre noble lignée seigneuriale.
Ce qui fut d’ailleurs le cas pour la seigneurie de Primelles, lorsque plus tard, elle fut annexée à celle de Mareuil, et deviendra le fief de Primelles de la seigneurie de Mareuil.
Comme souvent, il faut distinguer les territoires que recouvre la seigneurie de Primelles de ceux qui forment la paroisse de Primelles.
Ici, à quelques exceptions près, ce sont les mêmes, si on admet que la seigneurie de Primelles Vassale du prince d’Issoudun fut elle même suzeraine des fiefs des alentours
La seigneurie de Primelles au premiers temps de son établissement semblait comprendre :
- le fief de La Motte-Turlin qui fut « domaine seigneurial », fut aussi le siège de la seigneurie. Il englobait :
o les terres de la Lunerette
- le fief de Bois-Jaffier qui englobait :
o les terres du Grand-Proux ;
o les près et les tailles des Tires ; de la Luquette et de Champroy ;
o la métairie du Crézay le tout atteignait une superficie de 800 hectares.
- le fief de Thou, qui englobait :
o les bois et la métairie du vieux château de Thou ;
o les métairies de Chaumeret ;
o le village de Gouez aujourd’hui disparus.
o
- le fief de La Croisette, qui englobait :
o La Coudraie
o Le Grand-Malleray
o
- Une partie du fief de L’Echalusse qui était de la mouvance de Châteauneuf sur Cher.
Pour ces cinq fiefs, nous ne connaissons pas les noms des seigneurs qui en étaient propriétaires avant 1320.
En 1320, la seigneurie de Primelles est jointe à celle de Mareuil et ce fut Pierre III, le fils « d’Alaiz ou Alaipdnis de Neuvy » Dame douairière de Saint Palais, Dame de Mareuil (16) qui devint seigneur de Primelles.
Primelles perdit ainsi son statut de vassalique direct du roi de France et devint un fief vassal de la seigneurie de Mareuil.
Primelles dans la seigneurie de Mareuil, de 1320 à 1789.
La Motte-Turlin, appelée aussi La Motte-Primelles ou encore plus généralement le domaine seigneurial de Primelles, devint un fief qui fit partie de la seigneurie de Mareuil tout comme, à des dates différentes ceux de : Bois-Jaffier, l’Echalusse La Croisette Lunerette La Motte-Turlin, La Motte-Gallard Semelles Le Grand Malleray le Petit Malleray Dampierre, Saint Ambroix, Ségry Chézal-Benoit le prieuré de Semur, La Roize, Mesmin.
Une partie du fief de Primelles fut annexé au domaine réservé du seigneur de Mareuil, comme La métairie de Primelles qui avait une superficie de 9000 arpents. On y trouvait aussi des métairies de la Perrière, de Saint Domain, de Sermelles, du Parc de Challiou, Mazière, du Moulind’Orléans, de Mesmin de Massoeuvre de Houet, de Lunerette.
Etaient inclus également dans ce domaine seigneurial de Mareuil, Les forêts de Châtin, de Balais, des Gours, de Bois-Jaffier et l’Echalusse des Forges et leurs dépendances.
Enfin les étangs de la Duchesse, des Moulins, de Nohan, de la Croisette et de la vieille Forges faisaient partie de ce domaine seigneurial (17).
L’appartenance de Primelles à la seigneurie de Mareuil, plaça ce territoire dans la même suzeraineté que les autres fiefs jusqu’à lors possédés par lui, mais qui ne fuirent forcément inclus tout de suite dans la propriété de Mareuil.
Il nous semble donc intéressant de nouveau de les citer et d’essayer de retrouver, pour chacun d’entre eux, les maisons seigneuriales qui s’y sont succédées.
Le fief de La Motte-Primelles ou aussi La Motte-Turlin
Le berceau de ce fief semble donc avoir été la Motte-Primelles qui serait aussi celui de « La Motte-Turlin ».
Les deux tours du château datent du XVI e siècle, mais comme en témoigne une petite chapelle qui s’y trouve, le château d’origine, entouré de larges fossés était lui du XII e siècle.
Les seigneurs connus qui ont possédé ce fief étaient :
- En 1481, Jacques de la Marche ;
- En 1549, Jean Robert, qui possédait aussi « Lunerette » ;
- En 1587, Guillaume Robert, fils du précédent ;
-
- En 1619, François Robert, fils du précédent, bourgeois d’Issoudun ;
- En 1627, Jean Sébize qui était fermier de la seigneurie de Mareuil et qui possédait aussi « Lunerette ». Il mourut à Bourges en 1656 et demanda à être inhumé dans l’église de Primelles au coté de son feu son épouse ;
- En 1656, Philibert de Sébize, fils du précédent ;
- En 1762, Antoine de Bonnault ;
- En 1789 à Monsieur Fouquet, régisseur de Mareuil pendant la Révolution ;
Puis nous trouvons successivement, sans date :
- le marquis de Travanet ;
- Monsieur de Longchamp ;
- et En 1879, Monsieur Barre.
Le fief de Boisjaffier
Bien qu’il dépendait de sa justice, ce fief entra dans la propriété de la seigneurie de Mareuil en 1670.
Il se composait d’une métairie et de la forêt de son nom. Il faut y ajouter les terres du « Grand-Proux », ainsi que des près des « Tires », des tailles de la « Luquette et de Champoy. Il s’étendait sur environ 800 hectares. De nos jours, la métairie de Boisjaffier n’existe plus.
Les ruines du Château de Boisjaffier se trouvent dans les bois de ce nom. Son enceinte forme un polygone irrégulier qui s’inscrit dans un cercle de 150 mètres de diamètre.
Les seigneurs connus qui ont possédé ce fief étaient :
- En 1469, Jean Alabat, fils de Pierre Alabat et de Perette Ronsart ;
- En 1525, Pierre II Alabat, fils du précédent, procureur de la fabrique de Saint-Pierre-le-Marché à Bourges, époux de Collette Gassot ;
- En 1541, Guillaume Alabat, fils du précédent, échevin de Bourges ;
- En 1542, Jeanne de Fontenay, veuve de Robert Dumas, seigneur d’Ivoy et de Lisle, près Touchay. Elle acheta Boisjaffier pour 1300 livres tournois et le revendit un an après 3500 livres tournois ;
- En 1543, Claude d’Urfé baron de Saint Just ; En 1580, Guillaume de Laubépine, baron de Châteauneuf, chancelier du roi qui en passa bail à François Defleury marchand à Issoudun ;
- En 1590, Claude de Laubépine, fils du précédent, maréchal de camp, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi mort en 1619 ;
- En 1587, Firmin Lelarge, procureur fiscal de Châteauneuf sur Cher. En accord avec François Defleury fermier du lieu, ils adcensèrent Boisjaffier à Pierre Moreau demeurant à Colombes paroisse de Saint Baudel ;
- En 1614, Louis Lelarge, fils du précédent, sieur de Malsac, procureur fiscal de Châteauneuf sur Cher et de Beauvoir. Il adcensa la métairie de Boisjaffier à Philibert Tosin, sieur de la Roize, En 1652, il adcensa de nouveau la métairie de Boisjaffier à Martin Gaillard laboureur demeurant Primelles.
- En 1626, Jean Tullier, sieur de Ripierre, qui, en épousant la fille de Louis Lelarge, devient seigneur de Boisjaffier ;
- En 1658, Louis Tullier, fils du précédent ;
- En 1670, Anne Angélique d’Allogny, veuve de messire Claude Brichanteau, marquise de Mareuil. Ainsi le fief de Boisjaffier entra en propriété de la seigneurie de Mareuil ;
- En 1715, Pierre d’Entraigues, seigneur de Mareuil, La Croisette, Meillant, Charenton, secrétaire et conseiller du roi.
Le fief de Thou
C’est certainement en ce lieu que s’établit la toute première implantation féodale de la seigneurie de Primelles, bien avant la suzeraineté de Emenon d’Issoudun (950) (18).
Ce fief de Thou qui se nommait encore « Tos » en 1228, comprenait les bois et la métairie du même nom ainsi que « la métairie de Chaumeret » et le village de « Gouez » qui aujourd’hui ont disparus.
Le vieux Château de Thou était à l’origine, une forteresse mérovingienne (entre le Ve siècle et le VIII e siècle) Il est moins important que celui de Boisjaffier. Il comprend une plateforme circulaire entourée de fossés et d’une avant cour servant d’entrée. La configuration du sol du cite nous amène à penser qu’il y eut à l’origine, une enceinte élevée avec la terre retirée par le creusement des fossés (19).
Les seigneurs connus qui ont possédé ce fief étaient :
- A la fin XIV e siècle, Perrot de Veillat ;
- En 1402, Jehan de Veillat, fils du précédent ;
- En 1438, Guillaume de Vie, qui obtient en 1440, de Charles de Culan, l’autorisation de fortifier le château ;
- En 1538, Guichard de Thou, sieur de Porteaux et du Bois de Vèvre ;
- En 1575, François Regnier, conseiller au Présidial de Bourges, époux de Jehanne Gassot. Il mourut en 1612 laissant douze enfants ;
- En 1640, Robert Heurtault ;
- En 1667 Philippe Bonnet du Gennetoy, conseiller au Présidial de Bourges.
- En 1680 Colbert, marquis de Châteauneuf sur Cher, ministre du roi.
- En 1879, Madame la duchesse de Maillé.
Le fief de La Croisette
L’implantation de base de ce fief fut le Château qui dominait toute la vallée.
Ce château est d’implantation carrée, Il date du XVI e siècle mais bâti sur les fondement d’une forteresse du XIV e siècle.
Le domaine seigneurial de ce fief comprenait la forêt de Châtain, les métairies de la Perrière, Saint Domain et les moulins de Nohant, de la Croisette, de Grouers, de la Forge et de Trompe Souris. Il faut y ajouter les étangs de Loup et de Beugnon.
Ce fief devint d’appartenance de la seigneurie de Mareuil quand son seigneur acheta en 1565 puis en 1583 la seigneurie de Mareuil.
Les seigneurs connus qui ont possédé ce fief étaient :
- En 1243, Hervet d’Artenay ;
- Puis à ses enfants dont nous n’avons pas pu trouver les noms ;
- En 1323, Jeanne d’Artenay ;
- En 1326 Faucon de Passac époux de la précédente ;
- En 1348 Philippe de Passac, fils du précédent ;
- En 1386, Gaucher de Passac, époux de Jeanne de Châtillon. Il acheta le village du Grand-Malleray à guillaume Baston bourgeois d’Issoudun, ce dernier le tenait de Huguet De Laigue, dit Turpin, et de Jeanne Raine, son épouse. Gaucher bâtit le château de la Croisette en 1391 ;
- En 1422, Louis de Culan, époux de Jeanne de Châtillon, veuve de Gaucher de Passac, amiral de France ;
- En 1444, Philippe de Culan, neveu du précédent, lui aussi amiral de France ;
- En 1446, Marie de Culan dame de la Croisette, fille du précédent épouse de Jean de Castelnau fils d’Antoine de Castelnau et Gaumont, autre branche que celle des Castelnau de la seigneurie de Breuilhamenon des terres de Plou).
- Avant 1466, Jean de Castelnau époux de Marie de Culan ;
- En 1492, Jacques de Castelnau, fils du précédent, époux de Françoise de La Tour, fille d’Agne de la Tour vicomte de Turenne ;
- En 1519, Françoise de La Tour, veuve du précédent ; François III de La Tour, vicomte de Turenne, neveu de la précédente, époux de Catherine d’Amboise, puis Anne de Boulogne ;
- En 1545, François de La Tour, fils du précédent, époux de Eléonore de Montmorency ;
- En 1554, Jean de Rochefort, époux de la fille du sieur de Châteauneuf sur Cher puis en 1541 époux en seconde noce de Margueritte Du Puy Coudray ;
- Vers 1560, René de Rochefort, fils du précédent, qui acheta en 1565 une partie des terres de la seigneurie de Mareuil, puis en 1572, l’autre partie. Ainsi le fief de la Croisette se fondit avec la seigneurie de Mareuil ; À partir de 1601, le château de La Croisette devint la résidence de Madame de Rochefort, mère de René de Rochefort précité.
Une partie du fief de l’Echalusse
Cette ancienne seigneurie était située sur les paroisse de Lunery et Primelles, elle était pour partie de la mouvance de Château neuf sur Cher. Son territoire d’environ 900 hectares, se composait de la forêt et une métairie qui portent son nom, auxquels il nous faut ajouter le sous fief des Rimberts.
Les seigneurs connus qui ont possédé ce fief étaient :
- En 1440, Jehan Pin, seigneur d’Aiguemorte et de l’Echalusse, Il était l’époux de Margueritte de Moussy. Sa fille Perenelle avait épousé Antoine de Saint-Avit, fils de Bertrand de Saint-Avit sénéchal de la Marche ;
- En , Antoine de Saint-Avit, précité. Il avait reçu le fief de l’Echalusse de sa femme Perenelle ;
- En , Jean de Saint-Avit, fils du précédent, époux de Jeanne de Gaucourt ;
- Avant 1540, Jeanne de Gaucourt, veuve de Jean de Saint Avis précité, administra ce fief en tant que tutrice de ses enfant François et Antoine de Saint-Avit ;
- En ? , Antoine de Saint-Avit. Il était le fils de la précédente. Il avait épousé Louise Trousseau, fille de Louis de Trousseau seigneur de Bois-Trousseau ;
- En , Jean de Saint-Avit, fils du précédent ;
- En 1586 Jean Duchesne seigneur de la Grange-Saint-Jean ;
- En 1587, Anne de Rochefort, seigneur de Mareuil qui avait acheté le fief pour 3200 écus soleil (l’écu soleil vaut 1livre et13 sols tournois) qui ne paya point à la date convenu. Il en garde la propriété en condition de verser à Jean Duchesne une rente annuelle de 266 écus et douze livres en écu sol, (l’écu sol vaut 3 livres tournois). Ce qu’il ne versa point au jour d’échéance. Jean Duchesne céda alors son titre de rente à Claude Gassot sieur de Deffans qui se fit verser en 1627 le capital par Nicolas Brichanteau gendre de Anne Rochefort par son mariage avec sa fille Edmée Françoise de Rochefort. Ainsi le fief de L’Echalusse entra dans la seigneurie de Mareuil.
Les sous fiefs des alentours de Primelles
Les Rimberts
Ce fut une propriété détachée de celle d’Echalusse en 1614.
Le premier acheteur fut Jean de Culon seigneur de Champroy.
Puis vont se succéder :
- En 1670 Jean Gallus, conseiller au présidial de Bourges. Il avait épousé Claude Tullier ;
- En 1680, Jacques LeBloy, premier lieutenant de la Maréchaussée générale du Berry ;
- Puis suivirent ses héritiers dont nous n’avons pas trouvé les noms ;
- En 1776, Monsieur de Trumeau ;
- Suivi de Monsieur Séguin ;
- Suivi de Monsieur de Marcillac.
Houet
La terre d’Houey comprenait un manoir, une grande métairie et 250 hectares de bois.
Son premier propriétaire connu fut René de Rochefort seigneur de la Croisette et de Mareuil.
Cette terre fut vendue en 1555 à Nicolas Riglet receveur général des finances en Berry. Lui succéderont son fils Daniel Riglet et son petit fils Etienne Riglet.
Champroy
Ce fief dépendait de Vierzon.
Les seigneurs connus qui ont possédé ce fief étaient :
- En 1200, Hugonin du Verdier ;
- En 1250, Guillaume Pot, seigneur de la Prune-au-Pot qui épousa Catherine du Verdier ; En 1389, Régnier Pot, dont les héritiers dont nous n’avons pas trouvé les noms vont se succéder jusqu’en 1590 ;
- En 1590, Jean de Culon époux d’Antoinette de Blosset ;
- En 1625, Jean II de Culon, fils du précédent, époux de Suzanne de Bochetel ;
- En 1640 Jean Jacques d’Ivoy ;
- En 1656, Catherine d’Ivoy, qui transmet le fief à Denis Catherinot son époux ;
- En 1694, René Catherinot ;
- En 1704, Nicolas Catherinot
- En 1732 René de Sauzay ; En 1740, François de Sauzay, chanoine de Bourges ; Vers 1760, Robert de Sauzay, fils de Robert de Sauzay, neveu du précédent
- En 1791, Monsieur de Mellony ;
- Suivi du comte de Lanet, petit gendre du précédent.
Nous avons déjà dit qu’en 1320, la seigneurie de Primelles fut jointe à celle de Mareuil et que ce fut Pierre III, le fils « d’Alaiz ou Alaipdnis de Neuvy » Dame douairière de Saint Palais, Dame de Mareuil (20) qui devint seigneur de Primelles.
Au risque de se répéter, pour une bonne compréhension de l’évolution statutaire de la seigneurie de Primelles, il nous semble donc indispensable et profitable de connaître les lignées des seigneur de Mareuil, bien sur après l’annexion du domaine seigneurial de Primelles à la seigneurie de Mareuil ; mais aussi avant ce rattachement.
Avant la réunion, les seigneurs de Mareuil n’avait aucuns pouvoirs et droits sur la seigneurie de Primelles qui ne dépendaient uniquement par vassalité que des princes d’Issoudun, puis directement du roi de France.
A ces époques les seigneurs de Mareuil furent :
Maisons conjointes de Culan et de Saint Palais :
- Avant 1270, dans l’indivisibilité, Renoul de Culan et Pierre de Saint Palais ;
Maison De Saint Palais :
- Le 30 avril 1270, en propriété propre, Pierre I de Saint Palais, époux d’Alix de Mery avec qui il eut trois enfants : Pierre, Jehanne et Margueritte. Pierre I mourut en 1300 ;
- En 1300, en tant que tutrice des enfants Alix de Mery, veuve du précédant. Elle maria sa fille Jehanne à Barthélemy de l’Isle le 27 octobre 1305. puis elle fit épouser à sa fille Margueritte Pierre III de Graçay en 1310 ;
- Vers 1310, Pierre II de Saint Palais fils du précédent et de la précédente. Il fut l’époux d’Alaipdis ou Alaipdnis de Neuvy dont il eut deux enfants : Pierre et Marie qui sera marié d’abord à Jean de Thienges, puis en seconde noce à Jean de Crux ;
- Vers 1320, en tant que tutrice des enfants, Alaipdis de Neuvy, veuve du précédent ;
1320 - La seigneurie de Primelles fut annexée à celle de Mareuil
- Vers 1328, Pierre III de Saint Palais. Il fut l’époux de Jehanne de Mont-Rose, de qui il eut un fils Jean ;
- En 1379, Jean I, fils du précédent. Il fut l’époux de Jeanne de Rochechouart, de qui il eut deux enfants : Jean et Philibert ;
- Vers 1400, Jean II de Saint Palais, fils du précédent. Il fut l’époux de Margueritte de Giac, de qui il eut deux enfants : Charles et Marie qui épousera Arthaut-Trousseau seigneur de Bois-Sir-Amé ;
- Vers 1426, en tant que tutrice des enfants, Margueritte de Giac, veuve du précédent ;
- Vers 1430, Philibert de Saint Palais, frère de Jean II. il fut l’époux de Jehanne de Thienges ;
- En 1434, en tant qu’usufruitière, Jehanne de Thienges, veuve du précédent ;
Maison Trousseau – Maison Le Groing
- Vers 1438, en tant qu’héritiers,
o 1°) Charles de Saint Palais dit « Trousseau » (21) époux de Anne Damas, de qui il eut deux enfants : Marie qui épousera Jean Le Groing et Jeanne ;
o 2°) Marie de Saint Palais épouse de Athaut-Trousseau ;
- En 1494, Anne de Damas veuve en premier de Charles de Saint Palais, en second de Guérin Le Groing.
- En1496, Jean Groing et son épouse Marie de Saint Palais ;
Maison de Damas de Digoine
- Vers 1522, en tant qu’héritier , Jean de Damas, qui à un frère nommé Philippe Ce Philippe
aura un fils nommé Antoine qui épousera et divorcera de Jacqueline de Levy ;
- En 1565, Jacqueline Levy femme divorcée d’Antoine fils de Philippe de Damas ;
Maison de Rochefort
- En 1572, René de Rochefort, par achat de la seigneurie aux Damas de Digoine. Il fut l’époux de Jeanne Hurault dont il eut trois fils : Jean, Anne et François et une fille Madeleine ;
- Vers 1585, Jean de Rochefort, frère du précédent, époux de Anne de Sautour ; Vers1587, Anne de Rochefort, époux de Charlotte de Sautour belle sœur du précédent, dont il eut deux filles : Edmée François qui épousera Nicolas de Brichanteau marquis de Nangis et Madeleine qui s’unira avec Charles de Bouilly, seigneur de Mesvilliers ;
Maison de Brichanteau – Nangis
- Vers 1610, de par son épouse Edmée de Rochefort, Nicolas Brichanteau, marquis de Nangis ;
- Vers 1655, Claude Alphonse Brichanteau, fils du précédent, époux de Anne Angélique d’Allogny de Rochefort ;
- En 1658, comme tutrice de son fils, Anne Angélique d’Allogny de Rochefort, veuve du précédent ;
- Vers 1670, Louis Fauste de Brichanteau, fils de la précédente, Il fut l’époux de sa cousine germaine une demoiselle d’Allogny de Rochefort, dont il eut Trois enfants : Louis-Armand ; Pierre-César ; Marie-Thérèse ; En 1690, Louis-Armand de Brichanteau fils du précédent.
En 1710, Louis-Armand de Brichanteau, son frère Pierre-César et sa fille Madeleine-Thérèse-Louise Vendirent les terres de Mareuil à Pierre Gorge d’Entraigues
Maison d’Entraigues
- En 1710, Pierre Gorge d’Entraigues, époux en premier d’une demoiselle d’Estampes-Valençay, dont il eut un fils Chrétien-François qui sera marquis de Roize ; en second de Margueritte du Molley dont il eut un fils Pierre François duc de Falary et une fille Julie Christine Régine qui sera l’épouse du duc Béthune Chârost;
- En 1723, Chrétien François d’Entraigues, fils du précédent ;
- En 1737, Christine Régine duchesse de Chârost, sœur du précédent.
Ainsi cette terre de Mareuil passa à la propriété des ducs de Chârost.
Traditions populaires sur les terres de Primelles encore en cours vers 1700
Droit seigneurial sur les mariages
En la seigneurie de Primelles, ceux qui s’étaient mariés pour la première fois, donnaient à leur seigneur -qui pour la circonstance- prenait le nom de « roi des bacheliers » un éteuf (22).
Ceux qui s’étaient mariés en seconde noce donnaient au seigneur « un billard de deux pied et demi compris la masse qui devait être de un pied et demi et chacun deux billes neuves (23).
Ceux qui s’étaient mariés en troisième noces ou plus, étaient soumis aux mêmes exigences que ceux qui se mariaient pour la deuxième fois et devaient payer en plus à leur seigneur deux oisons ou roibry et vingt deniers. Ces obligations se payaient le jour de la trinité (24) qui suivait le mariage.
L’aumône de la bûche ou Truffeau ou aussi Trouffiau
Les habitants pauvres de Primelles allaient, la veille de Noël, au château, chercher une bûche (trouffiau) que leur donnait le seigneur.
Le soir, le chef de famille aspergeait le trouffiau d’eau bénite et le mettait à brûler dans l’âtre. Le lendemain, il récupérait la cendre qui devait le protéger toute l’année suivante de l’incendie et du feu du ciel.
Dans d’autres endroits du Berry, le paysan même pauvre, devait porter à son seigneur, le soir du réveillon une bûche pour la cheminée du château.
Notes de références :
(1) CARTIER de SAINT RENE. (L.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Edition Alice Lyner. Issoudun, 2009, page57.
(2) Alphonse Louis Marie Buhot de Kersers : « Histoire et Statistique Monumentale du Département du Cher ». Edité en 1885. Réédité par Livre d’Histoire. Paris 1996. page 150.
(3) Amédée Thierry : « Histoire des Gaulois ». Editions Hachette. Paris 1835. 415 pages, .p.10
(4) Archives Notre Dame de Sales, liasse 17, in BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du département du Cher ». Edition le livre d’histoire, Paris 1996, page 160.
(5) SALMON. (Charles.). : « Histoire de Saint Firmin, martyr, premier évêque d'Amiens, patron de la Navarre et des diocèses d'Amiens et de Pampelune ». Publié par Rousseau-Leroy, 1861, 523 pages
(6) SALMON. (Charles.). : « Histoire de Saint Firmin, martyr, premier évêque d'Amiens, patron de la Navarre et des diocèses d'Amiens et de Pampelune ». Publié par Rousseau-Leroy, 1861, 523 pages
(7) CHENU. : « Recueil des antiquités et privilèges de la ville de Bourges ». Edité par Robert Foüet à Paris en 1621. Pages de 99 à 103.
Extrait : « selon la coutume loüable du temps passé qui célébroit les lieux rares, et où il faisoit quelques miracles et choses dignes de remarques par le nom de quelque Saint afin de leur donner plus d’autorité. »
(8) SALMON. (Charles.). : « Histoire de Saint Firmin, martyr, premier évêque d'Amiens, patron de la Navarre et des diocèses d'Amiens et de Pampelune ». Publié par Rousseau-Leroy, 1861, 523 pages
(9)THAUMAS DE LA THAUMASSIERE. (Gaspard.). : « Histoire du Berry » Edition de François b Toubeau de 1689, Bourges. Réédité en 4 volumes en 1863-1871.
(10) Cette lignée de seigneurs d’Issoudun apparaît dans le livre de GUIGNARD. (Romain.). : « Issoudun des origines à 1850. Editions Arts et Loisirs, Issoudun 1995. Elle a également fait l’objet d’une recherche dans le travail de JOHANNOT (René.). : « Les Terres de Plou dans la mouvance historique du Berry et de la France » disponible sur CD Rom à l’Atelier Sant Johan, le Tourniquet Brouillamnon 18290 Plou.
(11) Ce seigneur est attesté dans les archives de Notre Dame de Sales, liasse 17. Il figure en tant que tel dans l’ouvrage de BUHOT de KERSER. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du département du Cher ». Edition le livre d’histoire, Paris 1996, page 161.
(12) Ce seigneur est signalé dans les archives de l’abbaye de La Prée, liasse 9. . Il figure en tant que tel dans l’ouvrage de BUHOT de KERSER. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du département du Cher ». Edition le livre d’histoire, Paris 1996, page 161.
(13) CARTIER DE SAINT RENE. (L.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Editions Alice Lyner Issoudun 2009. annexe 5, page 166.
(14) Archives : Fond Cures et fabriques. Cure de Condé, par. De Lignières. Il est fait état de cette référence par BUHOT de KERSER. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du département du Cher ». Edition le livre d’histoire, Paris 1996, page 161.
(15) BUHOT de KERSER. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du département du Cher ». Edition le livre d’histoire, Paris 1996, page 164.
(16) Bulletin : Par Académie du Centre, Châteauroux. Publié par Imprimerie P. Lanogis et cie. 1899, page 50.
(17) CARTIER de SAINT RENE. (L.). « Histoire de la seigneurie de Mareuil ». Editions Alice Lyner. Issoudun, 2009, page 104 et suivantes.
(18) De NICOLAY. (Nicolas.). : « Description du Berry ». Editions Aupetit. 1883.
(Nicolas Nicolay vécut de 1517 à 1583).
(19) BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du département du Cher ». Edition le livre d’histoire, Paris 1996, page 164.
(20) Un éteuf = balle de paume de trente deux carreaux et de neuf couleurs.
(21) Billard = un bâton qui servait de manche à une masse. Les deux réunis, formaient une espèce de maillet avec lequel on poussait les billes ou boules au jeu de mail.
(22) Pentecôte : du grec Penthkosth (hmera) : cinquantième (jour). Dans l'Ancien Testament, cette fête commémorait le jour où Dieu remit à Moïse les Tables de la Loi, cinquante jours après le départ d'Egypte du Peuple élu, la Pâque de l'Exode.
(23) Bulletin : Par Académie du Centre, Châteauroux. Publié par Imprimerie P. Lanogis et cie. 1899, page 50.
(24) CARTIER de SAINT RENE. (L.). « Histoire de la seigneurie de Mareuil ». Editions Alice Lyner. Issoudun, 2009, page 120 .
Bibliographie
BUHOT de KERSERS. (Alphonse Louis Marie.). : « Histoire et Statistique Monumentale du département du Cher ». Edition le livre d’histoire, Paris 1996, page 164.
CARTIER de SAINT RENE. (L.). : « Histoire de la seigneurie de Mareuil » Edition Alice Lyner. Issoudun, 2009, page57.
CHENU. : « Recueil des antiquités et privilèges de la ville de Bourges ». Edité par Robert Foüet à Paris en 1621. Pages de 99 à 103.
De NICOLAY. (Nicolas.). : « Description du Berry ». Editions Aupetit. 1883.
JOHANNOT (René.). : « Les Terres de Plou dans la mouvance historique du Berry et de la France » disponible sur CD Rom à l’Atelier Sant Johan, le Tourniquet Brouillamnon 18290 Plou.
SALMON. (Charles.). : « Histoire de Saint Firmin, martyr, premier évêque d'Amiens, patron de la Navarre et des diocèses d'Amiens et de Pampelune ». Publié par Rousseau-Leroy, 1861, 523 pages
THAUMAS DE LA THAUMASSIERE. (Gaspard.). : « Histoire du Berry » Edition de François b Toubeau de 1689, Bourges. Réédité en 4 volumes en 1863-1871.
THIERRY. (Amédée.). : « Histoire des Gaulois ». Editions Hachette. Paris 1835. 415 pages, .p.10
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