L'Eglise Primelles
Histoire de l'Eglise
L’église romane de Primelles est généralement datée du 12ème siècle par certains historiens tel que Monsieur Cartier de Saint René .
Toutefois, il ne fait aucuns doute comme le pense Monsieur Buhot de Kersers , qu’une partie de ce lieu de culte soit plus âgé et remonte au milieu du 11ème siècle.
L’édifice comprend une nef rectangulaire couverte d’une voûte en bois qui soutien le charpentage de la toiture de tuiles. Cette nef est prolongée par un choeur voûtée d’une travée de berceau plein cintre très surbaissé. Ce choeur est lui-même prolongé d’une abside semi circulaire percée de trois ouvertures à cintre roman. Toute la construction est renforcée par des contreforts extérieurs peu saillants.
Le plus remarquable dans l’aspect extérieur de cette architecture pro clunisienne, c’est la forme de son clocher qui rappelle plus une tour fortifiée surmontée de quatre clochetons en pierre, qu’un lieu qui abrite des cloches. La couverture conique de ce clocher était jadis faite de dalles de pierre que l’on a remplacées vers la seconde moitié du 19ème siècle par du ciment. Le coté Ouest de ce clocher conserve des trace d’un incendie que Monsieur Cartier de Saint René attribut aux huguenots.
Intérieurement , l’église fut enduite d’une couche de plâtre sous laquelle, on a récemment découvert des fresques magnifiques représentant l’histoire d’Adam et Eve. Les représentations des personnages à la fois naïf et figuratif de pure facture préromane donne raison à Monsieur Buhot de Kersers lorsqu’il datait cette église du 11ème siècle. Devant ces peintures et après leur examen attentif, nous serions tenter de penser que nous sommes là, en présence des premières expressions picturales chrétiennes.
Enfin près du cœur, sur une pierre on voit gravé un écusson fascé accompagné de trois besants. Il indique certainement la sépulture de Jean Sebize de la Motte Turlin fermier général de la seigneurie de Mareuil, qui mourut le jour de la Saint Médard de l’an 1656. L’épouse de ce seigneur devait déjà reposer à cet emplacement, car dans son testament, ou il recommande à son fils aîné Philibert de prendre bien soin de ses frères et sœurs, il écrit « je désire être inhumé dans l’église de Primelles, à côté de feu ma femme ».
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